Une rencontre à l’origine d’une passion !

C’est une rencontre fortuite qui a fait de moi un assidu collectionneur des œuvres de Claude Weisbuch. Et cette rencontre due au hasard aura pour conséquence de devenir une passion « dévorante » !

Cette passion m’a valu le surnom du « fou de W. »

Ma rencontre avec Claude Weisbuch nous a amené à tisser des liens.
Sous la forme d’une caricature, cet exlibris, œuvre de Philippe Migné « Le fou de W. », est un clin d’œil par le personnage représenté sur la tranche de la couverture du livre sur la table.

 


En hommage à son talent, je me suis lancé le défi de lui dédier un site Internet avec 3 objectifs :

partager mon émoi pour cette œuvre et son Créateur,

créer un espace de partage et d’échange entre amateurs,

proposer l’acquisition de certaines œuvres.


La rencontre avec une œuvre

En 1985, en banlieue parisienne, je n’arrive pas à détourner le regard d’une lithographie d’un violoniste dans la vitrine d’un encadreur. Bien qu’étant classique, je m’en porte immédiatement acquéreur, tant sa vigueur et sa force me subjuguent.

Lithographie "Le Premier Violoniste"
Cette lithographie monochrome de couleur bistre est la première de ma collection. C’est une épreuve d’artiste numérotée 19/30.

Rentré à mon domicile, j’ai longuement contemplé cette acquisition qui continuait de m’envouter. En effet, j’étais fasciné par ce croquis qui se sublimait en une œuvre aboutie. Grâce à elle, je découvrais que la précision d’un trait passionné pouvait être une intense source d’émotion.

Curieux d’en savoir plus sur ces techniques, j’ai « remonté la piste » jusqu’au « taille-doucier« . Dès que je l’ai  localisé, je me suis rendu à son atelier d’Issy les Moulineaux. C’est simplement et avec gentillesse qu’il m’a « entrouvert » les portes de son art.  Ainsi durant plusieurs mois, au fil de nos rencontres, nous avons tissé des liens amicaux.

J’avais de grosses difficultés à ne pas céder à la tentation, et ma collection s’étoffait…

La rencontre avec l’artiste : Claude Weisbuch

Un jour devant l’insistance du « taille-doucier« , je me suis rendu à son atelier, et une grande surprise m’attendait , Claude Weisbuch était là, au travail !

Si ce jour là, je n’ai pu appréhender la complexité du personnage, une connexion s’est établie. A partir de là et pendant une dizaine d’années j’ai eu le privilège de moments de partage. Ainsi, de fil en aiguille, à chacune de nos rencontres j’avançai un peu dans le décryptage de l’homme et de son œuvre.

Finalement, je retiens de lui un travailleur passionné, mais aussi un grand humaniste épris de liberté. Et c’est sans cesse qu’il griffonnait des esquisses, préludes aux œuvres futures.

Et si son esprit vif foisonnait d’idées nouvelles, ses poches débordaient de cahiers et de feuilles !

Les autres facettes de l’artiste

C’est lors de son exposition d’huiles sur toiles au Château de Chenonceau en 1988 que j’ai découvert la puissance de sa peinture. Les œuvres qui y étaient présentées m’ont envoutée, c’était magnifique, et je reçus un réel choc !

Invitation à l'exposition d'huiles sur toiles à Chenonceau en 1988
Château de Chenonceau Juin 1988, malheureusement, ces œuvres étaient, au dessus de mes modestes moyens. Que de regrets !

Quelques rencontres exceptionnelles

Un des grands moments de nos échanges est ce jour de 1997 où il fut honoré par la remise de la légion d’honneur. En effet, cette distinction était la conséquence de son statut d’artiste international reconnu. Malgré cela, c’est avec simplicité et tout naturellement qu’il vint à l’atelier fêter cet évènement. A cette occasion, quelques amis, et moi même, avons eu le privilège de partager ce moment privilégié avec lui.

Ma dernière discussion avec Weisbuch a eu lieu en 1999, juste avant mon départ pour l’Afrique du Sud.  Durant cette rencontre, nous parlâmes évidemment de Vie et de Liberté.

3 réactions sur “ Une rencontre marquante ”

  1. Marie-Claire D'ARMAGNAC Réponse

    J’adore, vraiment ce site. Très bien fait. Net. Complet. Mettant bien l’accent sur l’oeuvre de Weisbuch et la passion d’un collectionneur: Marc Saint Martin, que j’apprécie beaucoup pour son amour de l’Art et son humanité aussi. Bravo au concepteur de ce site!

  2. Donna McKay Réponse

    On a cold, rainy day in December of 1982 I walked into the Galerie Sagot-Le Garrec in Paris, and I fell in love with Weisbuch. I purchased a lithograph called Cave Hominem, which I have always thought of as A Boy and His Dog.
    For years it was the crown jewel of my little lithograph collection. Then in 1988, I was moving from California to Chicago, and I removed Cave Hominem from its frame and rolled it up in a tube for safety. Alas, the tube was lost by the movers. I was heartbroken.
    For the next twenty years I would contact galleries and everyone on eBay who offered a Weisbuch, with no luck.

    Then I came across Marc Saint-Martin, and he had it! He had my lithograph!
    He didn’t really want to part with it, but I begged and he relented.
    Now I have it back, and I am so grateful to him.
    Thank you, Marc!

  3. Marc Saint-Martin Auteur ArticleRéponse

    Thank you Donna for your message.

    What a story, a record-breaking ! 1988 – 2017, so 29 years searching a specific masterpiece of Weisbuch !
    Now you have it back home and I am happy to know it is in good hands.
    I know you will be careful If you move to somewhere else …!!!

    Cave Hominem / Beware of the Man, a long-lasting story…
    All the best Donna,
    Regards,
    Marc

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