l’œuvre de Claude Weisbuch

L’œuvre de Claude Weisbuch se caractérise par le mouvement dans le trait, dans « la parcimonie des couleurs », dans l’action, mais aussi dans le choix des sujets. Et finalement cela reflète la vivacité de son esprit.

Avec prétention, on pourrait la définir ainsi : « l’étude infinie du mouvement », et le terme infini n’est pas choisi au hasard. En effet, pour moi c’était un perpétuel insatisfait qui « 100 fois se remettait à l’ouvrage ». Ainsi même s’il a retravaillé à satiété ses personnages comme les violonistes qu’il croquait inlassablement, je pense qu’il savait qu’il venait de faire un pas, mais qu’il lui en restait plus à faire…

l’œuvre de Claude Weisbuch : une énumération arbitraire

Finalement pour résumer des sujets d’étude, j’ai noté, sans exhaustivité, une série de mots et d’évocations dont certains sont les titres d’une œuvre :

  • les personnages et leurs mouvements : Toutes ses silhouettes, les études de mouvement;
  • le spectacle : Le cirque, les jeux équestres et la parade, le cheval et les illustrations du  livre de Tolstoï par exemple;
  • la musique : Mozart et Debussy et ses virtuoses dans les salons de musique de chambre ou à l’opéra;
  • la comédia dell arte : les pantomimes extraordinaires, le grand siècle et son romantisme;
  • le rêve et les mythes : Icare, Dom Quichotte et les légendes;
  • la politique : Salvador Allende,  la comédie du dérisoire ou le discours de l’inutile, la vanité du discours et de l’interrogation à l’assemblée, déjà en 1972 le Prince de Machiavel;
  • les hommages aux grands hommes : Nicolas Poussin, Tiepolo, Goya, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Rousseau, Voltaire et Diderot, les petits portraits flamands, Le Horla de Maupassant, Oscar Wilde L’Ame de l’homme;

Claude Weisbuch, un artiste difficile à « classifier »

Que ce soit par sujet d’étude ou par période, l’essai d’établir un classement s’est révélée infructueuse. En effet, bien qu’étant de culture classique, son champ d’investigation semble ne pas avoir de limites.

Les œuvres de bibliophilie, un fil conducteur

S’il est vaniteux de vouloir « faire rentrer dans des cases » l’œuvre de Claude Weisbuch, chacune de ses implications dans des ouvrages nous montre le meilleur.

A chacun de ses ouvrages, il marquait un point d’arrêt sur le sujet du livre.

  • 1966 : Chrétien de Troyes, Le Chevalier de la Charrette
  • 1967 : Érasme, Eloge de la Folie
  • 1974 : Maurice Genevoix, La Forêt perdue
  • 1981 : Raymond Radiguet, Le Diable au corps
  • 1982 : Léon Tolstoï, Le Cheval
  • 1990 : Molière, Don Juan

Parmi les œuvres de Claude Weisbuch, il y a aussi des livres illustrés grand public.

  • 1995 : Oscar Wilde, l’âme de l’homme

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